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  • Aurélie

Comment choisir son centre de PMA ?

Mis à jour : il y a 3 jours


Il n’existe bien sûr pas de centre parfait, nous avons tous des besoins et des attentes différents. Il faut parfois avoir testé soi-même un centre pour pouvoir vraiment s’en faire une idée. Cet article a pour but de vous accompagner dans votre réflexion, en vous présentant différents critères à considérer et en vous indiquant les sources d’informations à explorer pour vous aider dans votre décision.


Pour illustrer cet article vous pourrez découvrir les témoignages de cinq femmes passées elles aussi par la PMA ou en début de parcours.


Les Centres de PMA en France


Il existe en France métropolitaine 109 établissements de santé autorisés par les Agences Régionales de Santé à pratiquer des activités d’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) et 4 établissements dans les départements d’Outre-mer.

La liste actualisée par l'Agence de Biomédecine des centres d’AMP est disponible ici.


Pour chaque centre, la liste indique les activités effectuées parmi les suivantes :

  • Prélèvement d’ovocytes en vue d’une assistance médicale à la procréation

  • Prélèvement de spermatozoïdes

  • Transfert des embryons en vue de leur implantation

  • Prélèvement d’ovocytes en vue d’un don

  • Mise en œuvre de l’accueil des embryons


Pour trouver le centre le plus proche de chez vous, une cartographie des centres est disponible ici.


A noter que pour certaines interventions qui ne sont pas possibles en France ou pour lesquelles le choix du centre est restreint ou les délais très longs, de nombreux couples font le choix de l’étranger, plusieurs témoignages qui illustrent cet article reflètent cette réalité. Les informations ci-dessous, tant les critères à prendre en compte dans le choix du centre, que les sources d’informations à considérer, sont valables quelque soit le choix du pays où la FIV sera réalisée.



Les critères à prendre en compte dans le choix du centre


  • Le type d’intervention à réaliser


En France, certaines interventions ne sont réalisées que dans un nombre restreint de centres, vous n’aurez donc pas forcément le choix.


C’est le cas par exemple des FIV avec dons de gamètes qui sont réalisées dans un des 29 CECOS (Centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains). Ces centres interviennent pour le don de gamètes et d'embryons ainsi que pour la préservation de la fertilité masculine et féminine.


Un autre cas particulier est la FIV avec diagnostic préimplantatoire (DPI) pour détecter les embryons atteints d’une maladie génétique spécifique. Seuls 6 centres sont autorisés à pratiquer cette activité en France. La liste est disponible ici.


L’ouverture prochaine de la PMA aux couples de femmes, dans le cadre le la nouvelle loi de Bioéthique, n’est actuellement envisagée que dans les CECOS .


Les témoignages de la communauté

L'histoire de Laure

On suspecte chez le conjoint de Laure une maladie génétique, la polykystose rénale de type dominante, "notre gynécologue nous encourage donc à clarifier ce diagnostic et nous dit que, quitte à nous lancer dans des démarches de FIV, et si notre résultat génétique est positif (c’est à dire qu’Antoine est porteur de ce gène), alors autant nous orienter vers une FIV avec Diagnostic Préimplantatoire (DPI). Le gynécologue prévient Laure et son conjoint, en France sur les 6 centres autorisés à pratiquer le DPI , seulement 2 ou 3 font la PKR, le choix du centre sera donc limité.


L'histoire de Pauline

Pauline et son mari ont besoin d'un don de sperme pour concevoir. C’est donc vers un CECOS qu’ils doivent se tourner s’ils veulent faire leur parcours en France. "On prend rendez-vous au CECOS de Cochin qui propose le don de sperme. Mais moi je ne le sens plus et je sais que les temps d'attentes sont longs pour les dons. Je recontacte l'Espagne... J'ai des examens à faire mais tout peut aller vite moyennant finance. Au final c'est du temps que nous achetons et de l'écoute…"


  • La localisation du centre


Pendant votre parcours, le centre PMA sera un peu votre deuxième maison, vous allez vous y rendre fréquemment, parfois tous les 2 à 3 jours, sa situation géographique est donc importante à prendre en compte.


Dans certains cas, il est possible de réaliser les échographies de contrôle et les prises de sang dans un cabinet proche de chez soi. Il faudra vous renseigner auprès du centre car si c’est le cas et que vous pouvez faire uniquement les grosses interventions dans le centre (comme les ponctions ou transferts), cela peut considérablement élargir votre périmètre de recherche.


Les témoignages de la communauté


L'histoire d'Audrey-Marie

La localisation a été un choix réfléchi pour Audrey-Marie. "Nous avons choisi un centre situé hors de notre région mais proche de nos familles pour avoir le soutien nécessaire dans cette difficile aventure qu’est la PMA."


  • Le coût


La majorité des actes de procréation médicalement assistés sont pris en charge à 100 %, jusqu'au 43ème anniversaire de la femme, sous accord préalable.


Sont pris en charge :

- 1 insémination artificielle par cycle, avec un maximum de 6 pour obtenir une grossesse ;

- 4 tentatives de fécondation in vitro pour obtenir une grossesse.


Pour bien évaluer les frais qui seront à votre charge, pensez à demander à votre médecin si les actes proposés sont couverts ou non par l’assurance maladie, certaines interventions ne sont pas prises en charge à l’heure actuelle (MatriceLab, FIV avec la méthode IMSI et dosage d’AMH par exemple).


Dans le secteur privé, les honoraires étant libres, le dépassement d’honoraires par rapport au tarif conventionné par l’assurance maladie restera à votre charge, il est donc important de demander les tarifs pratiqués à votre centre.


Certaines mutuelles peuvent prendre en charge les dépassements d’honoraires, les médicaments non remboursés ou encore les actes non couverts par la sécurité sociale.


Si vous souhaitez effectuer votre parcours à l’étranger, la question du coût sera bien évidemment essentielle car vous n’aurez en général aucune couverture des frais. A noter que dans certains cas bien précis de FIV réalisée à l'étranger (en grande majorité des FIV avec don d'ovocyte) une prise en charge par la sécurité sociale peut se faire. Vous pourrez trouver plus d'informations à ce sujet dans l'article rédigé par Fiv.fr.


Les témoignages de la communauté


L'histoire de Pauline

Pour leur 1ère tentative de FIV, Pauline et son mari sont orientés par leur gynécologue vers une clinique privée afin de ne pas perdre de temps. La médecin les prévient que les tarifs ne seront pas les mêmes que dans le public et cela se confirme. "Ce gynécologue me reçoit, après 4h d'attente en salle d'attente. Il ne me fait aucun examen mais me donne des dossiers de 40 pages à parapher et signer et pour un prix de consultations exorbitant : 125 euros les 15 min !" Quant à son mari, il recevra également après sa biopsie testiculaire une facture conséquente. "Nous réglons notre opération en tout plus de 2500 euros (après plusieurs mois d'attente et de passage d'une mutuelle à une autre, nous avons récupéré 800 euros)." Par la suite, Pauline et son mari font le choix de l’Espagne pour une FIV avec don de sperme qui leur reviendra à 5000 euros.


  • La rapidité de prise en charge


Les temps d’attente sont très variables d’un centre à un autre pouvant aller de quelques semaines à de nombreux mois. En règle générale, les cliniques privées ont moins de délais que les hôpitaux publics. Si la rapidité est un critère important pour vous, pensez à bien poser la question aux différents centres.


Les témoignages de la communauté


L'histoire d'Audrey-Marie

Pour Audrey-Marie, la décision du centre a été rapidement prise car leur cas nécessitait une prise en charge rapide selon leur gynécologue, et la clinique privée proche de chez eux permettait de répondre à cette contrainte.


L'histoire de Laure

Les médecins ont prévenu Laure et son conjoint : si le test génétique confirme la maladie héréditaire suspectée, les délais d’attente seront très longs. Pour les maladies génétiques rares, ils sont actuellement estimés à deux ans. "Actuellement, deux années me semblent impossible à tenir vu mon état de lassitude et de déprime. Ça changera peut-être, mais à l’heure actuelle je suis abattue, et je n’arrive pas à imaginer patienter encore deux ans supplémentaires. Nous envisageons donc de nous tourner vers la Belgique où, apparemment les délais sont beaucoup plus courts."


  • Les performances du centre


Cela pourrait sembler un des critères les plus importants, mais c’est malheureusement celui qui est le plus compliqué à prendre en compte.


Dans certains pays, les taux de réussite détaillés des centres de fertilité sont accessibles au grand public. Malheureusement en France il n’existe pas de statistiques en libre accès pour chaque centre. L’Agence de Biomédecine a publié une étude qui permet d’identifier les centres qui s’écartent de la moyenne nationale en termes de taux de réussite mais pas de comparer les centres entre eux.


Dans le domaine de l’assistance médicale à la procréation, les avancées médicales sont nombreuses et de nouveaux tests et techniques sont développés régulièrement. Il est donc important de trouver un médecin au fait des nouveautés médicales. Lorsqu’on n’est pas soi-même gynécologue spécialisé en infertilité, cela est bien sûr compliqué à juger mais si vous avez un doute à ce sujet, il peut être utile de considérer un autre centre.


Les témoignages de la communauté


L'histoire de Charlotte

Après un première FIV qui se termine par un échec, Charlotte et son mari décident d’explorer d’autres pistes : "j’ai commencé à me renseigner, à chercher des informations pour optimiser nos chances." Le choix d’un centre réputé pour sa performance lui permet de découvrir qu’elle a une trompe bouchée grâce à un test qu’on ne lui avait jusque là pas proposé.


L'histoire de Samantha

Déçus du centre proche de chez eux, où Samantha et son conjoint ont eu l'impression d'être pris de haut, la recherche d’un nouveau centre s’impose rapidement. "J’ai vite vu que Montpellier pourrait convenir, ils étaient très bien « notés » et ma famille y vit ! Ils proposent les dernières technologies !"


  • L’accompagnement


L’expérience en terme d’accueil et d’écoute des patients est variable en fonction des centres et des médecins. Souvent par manque de temps, certains praticiens et centres proposent une organisation assez "militaire" où il n’y a que peu de place pour l’accompagnement émotionnel ou la discussion. Si c’est un point essentiel pour vous, vous pouvez demander si le médecin est facilement joignable, quelle sera la fréquence des rendez-vous en face à face et bien sûr, chercher des patients qui connaissent le centre et qui accepteraient de partager leur expérience.


Les témoignages de la communauté


L'histoire de Mélissandre

Entre son premier centre où elle ne se sentait pas prise en compte et ne bénéficiait d’aucun accompagnement et son nouveau centre, la différence est évidente. Elle raconte : "nous avons été écoutés et nous sommes enfin devenus maîtres de notre parcours. Nous prenions nous même les décisions en suivant les conseils (et non les obligations) du corps médical. On nous a appelé deux ou trois fois pendant le confinement pour prendre des nouvelles. Le centre nous appelle toujours pour nous donner les infos comme la réouverture post confinement, ce qui n’était pas le cas du précédent."


L'histoire de Charlotte

"Plus que des critères de sélection d’un centre, c’est un feeling avec le gynécologue que mon époux et moi recherchons. Nous cherchons avant tout quelqu’un de compétent, à notre écoute et qui prenne le temps de répondre à nos questions, nos interrogations."


Où trouver l’information ?


Une fois que vous avez déterminé les critères essentiels pour vous dans le choix du centre, il y a plusieurs sources d’informations que vous pouvez consulter pour finaliser votre choix, en plus de celles auxquelles vous aurez pu avoir accès directement via les centres de PMA.


  • Les conseils d’autres médecins

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste, votre gynécologue habituel(le) ou encore votre sage-femme si vous en avez une. Ils ont souvent des retours de leurs patients sur les différents centres autour d’eux et pourront vous conseiller voire même répondre à certaines de vos interrogations.


Les témoignages de la communauté


L'histoire d'Audrey-Marie

Les conseils de son médecin ont aidé Audrey-Marie à valider son choix de centre. "Lors de notre dernier rdv avec mon gynécologue, nous en avons discuté avec lui et il a approuvé notre choix d’un point de vue médical mais aussi d’un point de vue plus personnel. Dans cette clinique, la prise en charge est plus personnalisée. En effet, les soins sont sur place et nous avons toujours la même équipe qui nous suit. Mon gynécologue nous a également orienté vers un médecin en particulier car il pensait que le courant passerait bien avec elle, qu’elle nous aiderait bien moralement à traverser cette épreuve."


  • Les conseils de l’entourage


Parler de son infertilité avec son entourage est parfois un peu compliqué mais si vous pouvez en parler, vous découvrirez peut être autour de vous des personnes qui ont vécu des situations similaires, et qui pourront vous donner leurs impressions sur certains centres voire même vous mettre en relation avec d’autres personnes qui sont passées par là.


Les témoignages de la communauté


L'histoire d'Audrey-Marie

C’est ce qu’a fait Audrey-Marie, "quand on entre dans ce parcours et qu’on ose en parler autour de nous, on se rend compte que d’autres sont comme nous alors on a demandé conseils aux copains et copines qui sont passés par là. Nous avons eu beaucoup de retours positifs concernant un centre de fertilité d’une clinique privée."


  • Les conseils d’autres couples grâce à internet


On le sait bien, sur internet on trouve parfois tout et n’importe quoi, mais le point positif c’est qu’on peut trouver assez facilement, par le biais des blogs et des réseaux sociaux, des personnes ayant effectué leur parcours dans les centres que vous considérez. Pouvoir discuter avec des patients ou anciens patients de ces centres pourra vous aider à compléter les informations déjà récoltées et valider ou non votre choix. D’ailleurs n’hésitez pas à nous envoyer un message sur notre compte Instagram à ce sujet, nous pourrons relayer vos appels à témoignages, si vous le souhaitez.


Les témoignages de la communauté


L'histoire de Mélissandre

Grâce aux réseaux sociaux, Mélissandre a pu trouver le bon centre, "c’est en discutant via mon compte Instagram que l’on m’a recommandé un centre à 250km de chez moi."


L'histoire de Charlotte

Son troisième centre, Charlotte l’a également choisi suite à des échanges avec d’autres patients sur internet, "c’est par le biais de connaissances rencontrées sur un forum que j’ai eu l’adresse de la nouvelle gynécologue."



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